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Madagascar, Train-Train quotidien
Madagascar
Beaucoup d’articles ont déjà parlé de Madagascar, aussi, nous n’allons plus parler de généralité, d’histoire et de que sais-je encore ; nous allons entrer dans un sujet plus précis, une anecdote-type, une sensation, un voyage.
Guide touristique de profession dans ce magnifique pays, je vais vous raconter une « anecdote-type » pour que vous sentez l’ambiance et le charme d’un « voyage-type » dans cette île-émotion. Une « anecdote-type » car les voyages se ressemblent sans être tout à fait les mêmes.
C’est donc un récit du Train-Train quotidien des gens du Sud Est de Madagascar. Récit d’une vie quotidienne à bord de la seule ligne ferroviaire qui fonctionne encore aux pays du « moramora ». Une ligne que j’emprunte de temps en temps dans ma profession de guide touristique.
La ligne F.C.E.
Est une ligne régulière de chemin de fer d’une portion de 163 Km qui relie les Hautes-Terres-Centrales : Fianarantsoa, capitale des Betsileo à la côte Sud Est Manakara, capitale des Antemoro. D’où son nom de F.C.E. ( Fianarantsoa Côte Est ). Une des destinations que je vous conseille en raison de sa spécificité, celle de vivre des expériences uniques sans comparaison aucune.
Si j’emprunte de temps à autre ce train, certaines personnes telles que paysans, policiers, cheminots et autres contrôleurs, par contre, l’utilisent régulièrement, pour ne pas dire tous les jours. Eh oui, tous les jours pour quelques personnes que je connais de visage, car je les voie tout le temps que je prend cette ligne.
Avant départ
Si les touristes s’apprêtent à découvrir un voyage excitant, moi je m’apprête à revivre avec plaisir un voyage-type. Si le train, à Madagascar, n’est pas toujours ponctuel à l’arrivée, ce n’est pas le cas du départ. Aussi, tout le monde doit faire un réveil matinal dans un pays où la brume est omniprésente le matin.
A la gare, c’est l’effervescence d’une foule occupée mais joyeuse, avec leurs sacs, leurs paniers, leurs « sobika », leurs … canards, etc. Pas la peine d’emporter sa valise, il n’y en aura pas de place pour. C’est effervescence d’une foule reflétant une société encore saine, pauvre peut-être, mais souriante et sans pickpocket ni autres du genre.
Départ de Fianarantsoa, 7h du matin. C’est comme dans 24h Chrono, sauf qu’il n’y a que 12h ou moins, en général 10 ( pour 163 Km ). Donc, comme dans 24h chrono, le départ est ponctuel, ou presque, ça dépend des bons jours ( jeudi ) ou des mauvais ( mardi ), selon la croyance malagasy et selon votre propre croyance à vous ( un vendredi 13 ou je ne sais quoi encore ). Si 24h chrono est palpitant, la ligne F.C.E. est tout à fait l’inverse, c’est cool, super cool, voire hyper cool par moments ; bref on n’a pas intérêt à prendre un avion à l’arrivée. Tuuuuuuuuuut ! C’est parti.
Train-Train quotidien
Parmi les gens qui le prennent tous les jours, dont je vois à chaque fois les visages, et dont j’entame quelques brèves conversations telles que : « bonjour, … ça va ? … c’est bon ! … c’est pas bon ! … à la prochaine », il y a les contrôleurs ( qui me répètent à chaque fois que la fameuse chute d’Andrambovato-Mandriampotsy se trouve juste après le 7e tunnel ), il y a les policiers ( qui ne cessent de me demander si je ne peux pas leur offrir à boire, et qu’à chaque fois je leur répond une autre fois ), il y a aussi un vendeur de boisson glacé ( coca cola, bière, eau, yaourt ), car il faut également comprendre que sur cette ligne ou ailleurs d’ailleurs vous ne trouverez pas de distributeurs automatiques de boisson ou de quoique ce soit. Vous êtes à Madagascar ! Et ce qui fait tout le charme du voyage.
Si vous en emporter au départ de votre chambre d’hôtel, il va se réchauffer le temps qu’on arrive à destination ; à moins que vous pensez à emmener une glacière, mais ça va être aussi encombrant ; et vu l’espace assez limité dans le train, une glacière ou des bagages de la même taille ne serait pas appropriée. Donc, conclusion : achetez au type qui vend les siens glacés, ça lui fera un grand sourire.
Les enfants sont nombreux sur cette ligne. Là vous comprendrez que le chiffre qui dit que 45 % des Malagasy ont moins de 15 ans est fiable. Des enfants joyeux et souriants, la richesse du pays et de leurs parents, dans la conception typiquement malagasy de la vie.
DagaDagaDagaDagaDagaDagaDag … C’est le bruit du train qui qui roule. A l’intérieur, vous êtes secoués, mais ce n’est pas grave. Dedans, soit il faut parler fort pour s’entendre, soit il faut chuchoter à l’oreille de l’autre. Il faut parler plus fort que le bruit du DagaDagaDagaDagaDagaDagaDag … Malheureusement, je ne peux pas vous décrire sur papier le fait de parler plus fort, mais imaginez-le seulement. DagaDagaDagaDagaDagaDagaDag … C’est donc le bruit du train qui qui roule ( et il vaut mieux qu’il roule ).
En route, des tunnels et des tunnels et encore des tunnels. Un conseil, n’oubliez pas votre lampe de poche, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver, surtout dans les tunnels. Et n’oubliez pas non plus vos piles pour les lampes de poche. Avec ses 163 Km, le train F.C.E. fait 10h de temps, d’une manière générale. Oh, pas la peine de calculer à quelle vitesse roule-t-il donc, il ne s’agit pas de vitesse mais des arrêts.
Il y a 18 gares y compris celles du départ et de l’arrivée ( Fianarantsoa et Manakara ), et dans chaque gare, on s’arrête. Plus ou moins long selon l’importance de la gare et surtout selon les chargements et les déchargements de marchandises qu’on effectue. Des matériaux de construction, du café, des sacs de riz, des bananes et des bananes.
Mais on s’arrête aussi même s’il n’y a pas gare. On s’arrête là où il y a des gens avec leurs sacs de bananes. Et des bananes, il y en a partout, sur toute la ligne. C’est un fruit de saison, où la saison s’appelle toute l’année. Uniquement donc avec les bananes, on perd pas mal de temps, alors vous imaginez ce temps si vous décidez de voyager en décembre ou en janvier, saison de la récolte du litchis. En plus des chargements des bananes s’ajoutent ceux des litchis. Des litchis partout sur les arbres sur la deuxième moitié du trajet, du rouge et du vert.
Heureusement que sur cette ligne, on ne trouve ni poire, ni pomme, ni cerise ; sinon ça aurait était un 24h chrono garantie.
DagaDagaDagaDagaDagaDagaDag … Bref, comme je vous ai dit, il vaut mieux qu’il roule ce train. Paysage diversifié de rizières, de briquèteries, de villages, de forêt, de plantations de caféier et de bananier, de rivières, de verdure et d’arbres du voyageur ( l’emblème de Madagascar ). Et des enfants et des enfants, toujours souriants et joyeux, qui vous saluent à votre passage, qui vous saluent de leurs mains agitées. Pour eux, vous êtes l’attraction du village, dans une région où il n’y a ni internet, ni téléphone portable, ni ordinateur, ni télévision ; des régions où il n’y a que des postes radio, et encore sans piles pour les écouter.
Des régions qui vous rappellent que malgré leur vie à la spartiate, ils sont des gens en contact permanent avec la nature, et c’est ce qui leur donne une bonne santé continuelle. Là bas, sur la ligne F.C.E., pas de pollution, pas de stress, pas de montre, pas d’heure. Là bas, « le temps, c’est du plaisir », c’est la philosophie même du « moramora ».
Tuuuuuuuuuut ! Que les poules, les zébus et les enfants s’écartent de la voie ferrée, le train va passer. DagaDagaDagaDagaDagaDagaDag …
A l’arrivée
A votre arrivée au pays Antemoro, destination finale de la ligne, une multitude de pousse-pousses vous attend. Par ici monsieur ! Par ici madame ! Par ici « Vazaha » ! Là encore, en les prenant, vous vous mettrez dans l’ambiance du pays et … votre contribution leur fera un grand sourire.
Ravo Madagascar, webmaster de :
http://www.megaphone.org/pensee-chretienne/madagascar_ravo_txt/ph_pangalanes.htm
À propos de l'auteur
Ravo Nomenjanahary Ratsimbazafy. Guide touristique et organisateur de voyages à Madagascar depuis 1993.
Webmaster du site :
http://www.megaphone.org/pensee-chretienne/
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Source:Rédaction Web
Les trois Cascades de Tiarei
Il y a très longtemps, une très belle jeune fille vivait à Tiarei. Elle s'appelait Faunai. Elle avait à peine 17 ans et comme les filles de sont âge, elle aimait orner ses cheveux de fleurs. Chaque matin, en compagnie de ses amies, elle parcourait les vallées afin de cueillir des feuilles et des fleurs qui lui servaient à faire des couronnes.
Son père, le grand chef Marurai, l'adorait. Jaloux et cruel, il n'autorisait aucun homme à s'approcher d'elle, il la faisait accompagner dans ses promenades par deux de ses meilleurs guerriers.
Dans la vallée, Faunai et ses compagnes rencontrèrent Tua, un beau jeune homme qui passait par la. Tua, qui ignorait le "tabu", se précipita vers Faunai, lui arracha des mains la couronne de "maire" qu'elle tenait et s'enfuit en riant. Sans hésitation, les gardes se lancèrent à sa poursuite, le rattrapèrent et le tuèrent.....
Faunai se réfugia auprès de sa mère malade. Quelques mois plus tard, elle retourna dans la vallée avec une de ses amies, pour cueillir des plantes médicinales pour soigner sa maman qui était bien malade. Elle rencontrèrent un autre garçon qui s'appelait Jvi, parce qu'il était maigre à faire peur, il cherchait lui aussi des plants pour se soigner. Faunai eu pitié de lui. Elle eut envie de lui venir en aide, mais il y avait les deux guerriers. Comment faire? Elle eut une idée, elle demanda à son amie de se cacher et de hurler afin d'attirer les gardes. Dès que les cris retentirent Faunai ordonna aux gardes d'aller voir ce qui se passait. Elle en profita pour rejoindre Jvi. En la voyant, le garçon pâlit encore plus. - N'aie pas peur. Je suis Faunai - Je le sais, mais tu es tabu, éloigne toi avant l'arriver des gardes - Je suis ici pour t'aider à trouver les herbes qui te guériront - Non! va-t-en!! je ne veux pas être mis à mort comme Tua.... - eh bien, puisque tu as si peur, viens, suis-moi, personne ne pourra nous voir
Faunai saisit Jvi par la main et l'entraina dans la foret. Ils ne marchèrent pas bien longtemps. Soudain, ils entendirent des appels lointains. C'était les guerriers, qui avaient compris la ruse et qui recherchaient la princesse. Jvi, épuisé, devait s'arrèter souvent pour reprendre son souffle. Les appels se faisaient plus proches.
- Mon pauvre Jvi, nous sommes perdus. Que puis-je faire pour te sauver - Rien, retourne auprès des gardes. Laisse moi mourir seul - Non, si tu dois mourir, je mourrai avec toi - Es-tu décidée à rester avec moi jusqu'au bout? - oui - alors, s'il en est ainsi, Faunai, je vais te dévoiler mon secret, je ne suis pas Jvi, le malade. Je suis le bon génie de cette vallée. Dans quelques instants nous serons pour toujours prisonniers des cascades. Sur ces mots, il se collèrent à la parois rocheuse et Jvi se transforma en un beau jeune homme. Soudain, un bruit assourdissant emplit l'espace. Du haut de la falaise deux énormes masses d'eau se déversèrent recouvrant entièrement Faunai et Jvi.
Quand les guerriers arrivèrent au fond de la vallée, ils découvrirent deux splendides cascades. Leurs eaux limpides glissaient sur la roche et venaient se rejoindre dans deux charmants bassins. Depuis ce jour là, Jvi et Faunai restèrent cachés derrière les chutes. On appela ce lieu Fa'auruma'i. Quand aux guerriers, ils ne peuvent jamais regagner le village car, au retour, une troisième cascade, les engloutis.
À propos de l'auteur
Simple métropolitain qui a débarqué sur ce magnifique endroit du globe qu'est la Polynésie et qui souhaite faire partager ses découvertes.
tradition polynesienne, cascades, tahiti, tiarei
Source:Rédaction Web
Sol Club Cayo Largo
En ce qui concerne le Sol Club Cayo Largo, il s'agit d'un hôtel 4* tout-inclus situé à la pointe ouest de l'île, voisin du Sol Pelicano de la même chaine ( Sol Mélia). On retrouve 2 restaurants à la carte sur réreservation : un de cuisine internationale et aussi le Ranchon qui, le soir, a un menu à la carte de type cubain. Il y a aussi le buffet pour le petit-déjeuner et le souper. Pour le diner, le snack bar près de la piscine sert des hamburgers, pizza, salade tandis que le Ranchon a sous forme de mini buffet des salades, crudités, fruits et à la carte des grillades et poissons.
Les chambres sont belles et spacieuses, 2 lits jumeaux ou un lit king, salle de bain complète avec bain/douche et bidet. Bureau et chaise en osier, air climatisé et ventillenteur. Les chambres vue mer ont aussi un hamac sur le balcon en plus de 2 chaises. Il y a un mini réfrigérateur qui contient seulement une bouteille d'eau pour les chambres standard et qui contient des boissons gazeuses et jus (rempli une fois semaine seulement) pour les chambres vue mer.
La piscine de l'hôtel Sol Club Cayo Largo est du style " free form " de grandeur moyenne avec des profondeurs variées. Une centaine de chaises longues bordent la piscine et un "swim bar " . La plage est quant à elle magnifique et longue. Plusieurs palapas sont disponibles ( d'autres seront rajoutés sous peu dû à l'ouragan). Il est possible de marcher de longues heures sur la plage pour se rendre à d'autres plages comme Sirena et Paraiso . Le sable est fin et toujours frais ce qui est très rare dans les destinations sud. Le bar de la plage a été détruit dans l'ouragan (en date de novembre 2004) mais devrait être rebâti sous peu. En bref, il s'agit d'une destination pour les grands amateurs de plage, car étant une île sans résident, il y a peu de contact possible avec les cubains. Pour l'instant, le Sol Cayo Largo demeure à mon avis le meilleur choix sur l'île principalement dû à sa localisation et aussi que sa plage est en bon état contrairement au Barcelo l'autre 4 étoiles.
Nourriture : 7/10 ( il faut pas oublier que c'est Cuba...) Plage :10/10 Piscine : 8/10 Animation :7/10 Service :9/10 Propreté :9/10
À propos de l'auteur
Cathy Clément
Conseillère en voyages http://www.agentsdevoyages.com
Mots clés: Sol Club Cayo Largo, Cayo Largo, récit Cayo Largo, Voyage Cayo Largo,
Source:Rédaction Web
Paradisus Playa Conchal 5* Costa Rica
En avril 2003 j'ai eu le bonheur et la tristesse de faire un court séjour au Costa Rica. Tout d'abord je dois dire que ce n'était pas un voyage que j'avais planifié moi même mais plutôt un voyage récompense payé par mon employeur.
Le Costa Rica est un pays qui me fait rêver depuis longtemps et de savoir qu'enfin j'allais le découvrir me ravissait. Ma première déception commence ici : si comme moi, ce qui vous fascine sur ce pays d'Amérique centrale sont les parcs et réserves naturelles, les volcans, les jungles et la faune très variée, pour rien au monde n'allez réserver un séjour plage dans un hôtel tout-inclus. Et ne pensez pas pouvoir tout voir et tout faire non plus, les différentes excursions offertes sont dispendieuses ( 70$USD et +) et selon la région ou vous vous trouvez dans le pays, les distances à parcourir peuvent être très longues.
Par contre, les excursions les plus en demande comme le Canopy, la visite au Volcan Arenal et la marche dans la jungle de la Réserve Monteverde sont des "must" qui valent amplement les frais.
Mon séjour s'est fait au magnifique complexe 5 étoiles Paradisus Playa Conchal dans la région du Pacifique Nord (Guanacaste). Cet hôtel est de catégorie deluxe, les chambres sont des Suites Junior ( suite Royale aussi disponible) elles sont très grandes avec une mini cuisine, salon et salle de bain complète fait de marbre. Le site est aussi vaste que magnifique, la végétation luxuriante, l'immense piscine, les 5 restaurants à la carte bref de tout pour plaire aux plus exigeants. Côté plage, elle est fait principalement de coquillages broyés, il est donc un peu difficile d'y marcher nu-pieds, sa dimension est respectable mais la descente à l'eau est très rapide. Aucun abris, palapas ou autres. Les gens y vont principalement pour marcher. La pratique de sport nautique est disponible mais peu utilisé dû aux fortes vagues. La piscine est l'endroit le plus achalandé.
Comme je le mentionnais plus haut, on ne va pas au Costa Rica pour les plages, elles n'ont rien à envier à celles de Varadero, des Cayos, ni même de la République Dominicaine. Si vous voulez vraiment voir du pays, je vous conseille 2 options : soit de prendre un circuit découverte (semi tout-inclus) d'une semaine qui vous permettra de voir différents aspects du pays : volcans, réserves, parcs, selon vos intérêts. Vous séjournerez une ou deux nuits à chaque endroit mais vous serez toujours accompagné d'un guide.
L'autre façon de découvrir le pays est de combiner un séjour plage ou Ville ( San José) à un mini-circuit découverte ( 3-4 nuits). Encore une fois, vous aurez le meilleur des deux mondes tout en ayant l'information pertinente des guides lors des visites.
Commentaires personnels :
Nourriture : 8/10 Plage :5/10 Piscine : 10/10 Animation :6/10 Service :8/10 Propreté :10/10
À propos de l'auteur
Cathy Clément
Conseillère en voyages http://www.agentsdevoyages.com
Costa Rica, Paradisus Playa Conchal, récit de voyage Costa Rica
Source:Rédaction Web
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